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 Regardez qui le vent nous apporte | Daniel

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Queen of Heart
Deuils : 109 Enterré le : 06/08/2014 Job : Strip Teaseuse à Dark Paradise

MessageSujet: Regardez qui le vent nous apporte | Daniel   Dim 24 Aoû - 20:15



   
Le cœur de l'homme est son enfer.
ft. dan & lusi ۰ inconnu.

   


   Soirée de merde... Je m'étais levée relativement tard, aux alentours de 16 heures. J'avais pris une douche et je m'étais habillé pour aller faire un tour en ville. Je ne quittais que très rarement le quartier de Hilton Valley et j'espérais secrètement tombé sur Isaac à Sunset Avenue. Mais non, je n'avais pas croisé mon ami. Alors, j'étais rentré dans mon appartement pour regarder un film avant de partir travailler. Aujourd'hui, aucun enterrement de vie de garçon, juste une soirée relativement normale passée à danser et à s'effeuiller. Entre deux tableaux, je changeais de robe et je me surprenais à rêver à mon ancienne vie. Cette dernière me manquait alors que je partais une nouvelle fois sur scène. Même si la nouvelle Lusitania ne pouvait pas être victime de la nostalgie, l'ancienne qui ne demandait qu'à revenir avait un cœur réduit en miette. La façon dont les policiers m'avaient traité quand j'avais demandé à les rejoindre m'avait profondément meurtri. Je pensais à ça alors que le noir se faisait dans la pièce et que je recevais quelques pourboires directement dans le soutient gorge. J'allais retourner dans les coulisses quand on entendit une voix hurler dans la boite. Me retournant, je vis que c'était le lieutenant de police que je ne supportais pas. Je courus dans les coulisses prévenir les filles. Mais je me fis attrapé et plaqué au sol assez violemment. Le policier me bloqua les bras dans le dos et me remit sur mes pieds comme ci je n'étais qu'un simple fétu de paille. Il me conduisit dans les coulisses et me jeta dans un canapé, aux côtés de mes camarades strip teaseur. Les policiers fouillèrent les coulisses et tombèrent sur un sachet de cocaïne. Résultat, tout le monde fut embarqué au poste. J'eus juste le temps d'enfiler une robe de scène et une paire de plates-formes noire que j'étais menottée et conduite de force dans une voiture de police. Direction, le commissariat pour une garde à vue.

Seule dans une cellule, je comprenais ce que pouvais ressentir les coupables. Car je n'étais pas blanche comme neige dans tout cela. Mais que voulez vous... Quand on vous menace de vous virez du seul job que vous ayez trouvé, vous acceptez tout et surtout n'importe quoi. Parfois, je discutais avec ma voisine quand elle revenait de l'interrogatoire des policiers. A un moment, ce fut à moi d'aller en salle d'interrogatoire... Et autant vous dire qu'ils étaient musclés, les interrogatoires. Je me pris même une gifle pour avoir refusé de parler. Ma joue brûlante, je fus reconduite dans ma cellule. Je commençais à me dire que je préférais de loin mon boulot de strip teaseuse que celui de policière. Je ne voulais pas être de ceux qui extorquait des aveux. Je profitais d'une glace dans ma cellule pour regarder l'état de ma joue. Elle avait pris une couleur violette, signe que j'allais avoir un ecchymose. Soupirant, je me laissais tomber au sol et me recroquevillait sur moi même, les genoux sous le menton. Ma voisine me fit passer un chewing-gum que j'acceptais volontiers. La nuit fut longue avant que les policiers ne viennent nous dire que nous allions être confronté à un juge pour qu'il décide de notre sort. Je me réinstallais sur la petit couchette en bois qui traînait au fond de la cellule pour essayer de dormir un peu. Mais c'était plus facile à dire qu'à faire. Je ne réussis pas à fermer l'oeil et je passais ma nuit à me tourner et à me lever pour marcher dans la cellule. Pas pratique avec la paire de chaussure que je portais. Alors que j'étais couché une nouvelle fois sur cette chose qu'ils osaient appeler un lit, un policier entra comme un fou furieux dans ma cellule pour me passer les menottes et me conduire dans le bureau du juge... Plus que quelques heures de torture et je serais peut être libre.

J'attendais dans le couloir pendant que le policier me présentait au juge. Je mastiquais toujours mon chewing-gum et je crus que j'allais m'étouffer avec quand le policier me présenta comme une simple marie-couche-toi-là. Je n'étais pas une prostituée, j'étais une strip teaseuse, c'était pas pareil. Je lui lançais un regard noir quand il revint dans le couloir. Il m'attrapa par le bras et me tira sans ménagement dans le bureau pour me forcer à m'installer dans le fauteuil. Il repartit, me laissant seul avec le juge. Je ne lui accordait aucun regard et m'occupais de regarder par la fenêtre tout en mâchant mon chewing-gum.

   

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chaussure:
 

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